Disparition animale ours polaire

La disparition animale au Québec

La disparition animale au Québec est liée de près au réchauffement climatique. C’est un problème majeur pour notre écosystème naturel à travers la planète entière. Même avant de causer une disparition animale, les changements climatiques causent des bouleversements écologiques majeurs.

Dans le cadre de cet article, Distribution Revtronik a interviewé Emmanuelle Arcand, une animalière indépendante étudiant l’écologie et la conservation de la faune et des écosystèmes.

Disparition animale, les espèces déjà disparues

Dans le monde, nous avons déjà remarqué par le passé la disparition d’un nombre impressionnant d’espèces. En plus des animaux, un nombre considérable de plantes, de poissons et d’autre organisme s’éteignent. Encore à ce jour, des espèces disparaissent à une vitesse alarmante. Le Québec n’en fait pas exception.

La belle province ne fait pas exception à la norme puisque plusieurs espèces québécoises ont disparu. Ce processus d’extinction et de disparition animale est causé principalement par l’activité humaine. Les raisons de la disparition de ces espèces sont tout de même diverses.

Raison de la disparition animale au Canada

  • Chasse excessive
  • Prédation par les espèces envahissantes introduites
  • Réchauffement climatique
  • Immigration animalière
  • Épidémies majeures

L’introduction d’espèces envahissantes est très dangereuse. Une espèce ne faisant pas partie de l’écosystème régulier peut le détruire en quelque sorte. Dans diverses régions, les espèces envahissantes influencent d’autres espèces à l’extinction et sont très difficiles à contrôler.

Selon Mme Arcand :

Il faut éviter d’ introduire des espèces invasives dans notre écosystème. Autrement, une disparition animale peut en résulter. Simplement libérer un animal de compagnie peut être dévastateur. Amener tout animal non désiré dans un refuge est la solution.

Certaines de ces espèces disparues ne sont qu’une population. C’est-à-dire que nous ne pouvons pas retrouver ailleurs dans le monde une espèce semblable. Malheureusement, d’autres ne se retrouvent nulle part ailleurs sur la planète.

Espèces disparues du Québec

  • Morse de l’Atlantique (Odobenus rosmarus rosmarus), disparut très récemment en 2017 par sa chasse excessive et la pollution de son territoire
  • Grizzli d’Ungava (Ursus arctos ungavaesis), l’une des deux populations de grizzlis du Canada, disparu en 1948 par sa chasse excessive
  • Grand pingouin (Pinguinus impennis), autrefois le plus grand pingouin au monde, disparut en 1844 par sa chasse excessive
  • Bar d’Amérique (Morone saxatile), aujourd’hui réintroduite sous une autre population, la population originale est disparue en 2019

Certaines espèces comme le morse de l’Atlantique et le grand pingouin ont disparu du Québec bien avant la date de leur extinction. De plus, ces dates sont approximatives et contiennent une marge d’erreure. Néanmoins, nous pouvons remarquer que deux espèces sont portées disparues dans la dernière décennie au Québec (2010-2020). Il reste donc beaucoup de travail à faire pour assurer la protection de nos espèces.

La première étape pour mettre fin à une extinction est d’informer la population. Il importe de faire réaliser au public les conséquences de la perte de l’espèce, mais aussi les renseigner sur l’animal pour qu’ils ressentent une certaine empathie à leur égard.

Espèces menacées de disparition animale

Malgré ces espèces disparues, la population sauvage demeure diversifiée au Québec. Nous y retrouvons près de 800 espèces vertébrées, ainsi que près de 30 000 espèces invertébrées. Il y a tout de même un nombre important de ces espèces qui sont classées comme menacées et vulnérables, mais aussi susceptibles d’être désignées comme menacées ou vulnérables.

Nombre d’espèces préoccupantes au Québec

  • 20 espèces menacées
  • 18 espèces vulnérables
  • 115 espèces susceptibles d’être désignées comme menacées ou vulnérables

D’après le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, ces espèces sont menacées de manière critique et alarmante. Le gouvernement du Québec s’occupe de la désignation de l’état de ses propres espèces. De plus, il s’occupe de la mise en place des mesures préventives visant à protéger ces espèces.

Menaces pour les espèces préoccupantes au Québec

  • Dégradation d’habitats
  • Pollution excessive
  • Maladies et épidémies
  • Accidents avec les humains
  • Dérangement humain
  • Petit nombre d’individus

La chasse excessive n’est plus un problème comme autrefois, mais la chasse exercée par le passé à encore des répercussions à ce jour. Une population avec un nombre limité d’individus peut rapidement disparaître même si elle n’est plus chassée. Plusieurs des espèces préoccupantes doivent résister aux différentes menaces tout en étant une population fragile par sa petite taille.

Nous vivons les conséquences de l’industrialisation et des actions des populations passées. Ce n’est que récemment que nous faisons de plus en plus attention à la planète. De par le passé, les concepts de la chasse excessive ou de la pollution n’étaient pas assez approfondis pour en comprendre les conséquences réelles.

Les menaces demeurent humaines, puisqu’elles n’auraient pas eu lieu sans notre intervention. Les maladies et épidémies sont source d’espèces intégrées ou étant en contact par l’humain par accident. La dégradation et la pollution sont elles aussi causées par l’activité humaine.

Disparition d’animaux dans le monde

D’après la liste rouge de l’UICN, sur plus de 142 577 espèces analysées, 28% sont menacées d’extinction. Sur ces espèces menacées, nous retrouvons divers groupes d’êtres vivants.

Pourcentage d’espèces animales menacées selon leur groupe

  • 41% des amphibiens
  • 37% des requins et raies
  • 28% des crustacés
  • 26% des mammifères
  • 21% des reptiles
  • 13% des oiseaux

Ces pourcentages impressionnants démontrent l’importance des actions humaines sur ces populations animales. Ces animaux menacés auront de la difficulté à retrouver leur population d’autrefois. Nous pouvons aider ces populations en changeant nos pratiques néfastes et en informant le grand public.

Avec internet, le public a accès à une source presque infinie d’informations et à plusieurs plateformes pour participer à des projets de conservation qui mettront fin aux extinctions.

Nous entendons généralement parler que de certaines espèces, mais il existe bien plus d’espèces menacées que celles visibles au zoo. Certains animaux en voie de disparition sont connus de tous, mais il est nécessaire de démontrer l’importance des autres espèces.

Disparition animal terre feuille

Animaux connus en voie de disparition animale dans le monde

  • Panda roux (Ailurus fulgens), haut risque d’extinction dans la nature, perte de 50% de sa population en 20 ans. Il reste aujourd’hui environ 10 000 pandas roux
  • Baleine bleue (Balænoptera musculus), haut risque d’extinction dans la nature, il y avait entre 202 000 et 311 000 individus avant sa chasse industrielle. Aujourd’hui, il reste entre 5 000 et 10 000 baleines bleues dans les océans
  • Ours blancs (Ursus maritimus), haut risque de mise en danger de disparition animale, ont perdu environ 20% de sa population durant les 10 dernières années. Entre 15 000 et 30 000 ours blancs restants
  • Tigre (Panthera tigris), plusieurs sous-espèces éteintes ou en état critique, l’espèce entière est à haut risque d’extinction dans la nature. Il reste aujourd’hui environ 3 890 tigres dans le monde
  • Orang-outan (Pongo), il existe trois espèces appartenant au genre, toutes sont à risque extrêmement élevé d’extinction dans la nature. Il reste un total d’environ 119 300 orangs-outans sur la planète
  • Cobra royale (Ophiophagus hannah), haut risque de mise en danger, il reste seulement 748 cobras royaux parmi ses 270 sous-espèces
  • Et bien d’autres espèces connues et aimées du grand public

Migration des animaux

Il existe deux types de migration. Le premier est temporaire et habituel tel que la migration des oiseaux vers le sud en automne et le suivant est anormal. Néanmoins, même les animaux migrateurs, habitués à la migration annuelle, sont bouleversés par les changements climatiques.

La migration temporaire est très courante chez plusieurs espèces. Les espèces animales pratiquant la migration régulière et temporaire sont appelées des espèces migratrices. La migration anormale est plus grave, puisqu’elle est causée par un problème rendant l’habitat de l’espèce inadéquat à sa survie.

Migrations naturelles des animaux migrateurs

Le climat difficile du Québec n’est pas approprié à toutes les espèces. Plusieurs préfèrent migrer chaque année pour éviter les températures froides. Ainsi, ces espèces ne disparaissent pas réellement, puisqu’elles reviennent au Québec tout dépendamment de la saison. Le colibri est un parfait exemple de ce genre de comportement chez les animaux.

Disparition animale Colibri

Le colibri du Québec

Le terme colibri est un nom donné à une multitude d’oiseaux différents. Puisque l’appellation colibri s’applique à plusieurs oiseaux distincts, il est plus facile de l’employer que d’apprendre chaque nom. Les oiseaux que nous appelons colibris sont en fait des trochilidés, plus communément appelés oiseaux-mouches par leur taille.

Nous retrouvons jusqu’à 340 espèces d’oiseaux appelées colibris dans le monde, mais seulement 5 espèces se retrouvent au Canada. De plus, nous ne retrouvons qu’une seule espèce au Québec: le colibri à gorge rubis. Cette espèce est aussi la plus répandue dans l’ensemble du pays.

Le statut de conservation UICN du colibri à gorge rubis est à son plus bas, puisqu’il s’agit d’une espèce très commune. Au Québec, c’est l’un des oiseaux les plus communs, c’est pourquoi nous retrouvons régulièrement des mangeoires à colibris en magasins.

Le colibri à gorge rubis n’est au Québec que pendant sa période de nidification, puisqu’il migre vers le sud en saisons froides. Il n’est qu’une espèce québécoise parmi tant d’autres effectuant une migration chaque année.

Migrateurs de différentes espèces

  • Monarque (Danaus plexippus)
  • Crabe rouge de l’île Christmas (Gecarcoidea natalis)
  • Coccinelle (Coccinellidae)
  • Plusieurs espèces de chauves-souris (Chiroptera)
  • Caribous des bois de l’écotype toundrique (Rangifer tarandus)
  • Saumon atlantique (Salmo salar)
  • Bien d’autres espèces, dont plusieurs au Québec

Contrairement aux croyances populaires, les oiseaux ne sont pas les seuls migrateurs. Chaque année, plusieurs mammifères, crustacés, poissons et insectes migrent vers des habitats adaptés à leurs besoins.

Migrations anormales

Un habitat pollué manquant de nourriture ou étant devenu trop dangereux pour une espèce peut la pousser à migrer. L’exemple le plus connu est probablement celui de l’ours blanc, aussi appelé ours polaire. Le réchauffement climatique détruit le territoire naturel de l’ours blanc depuis des décennies.

L’ours blanc migre déjà chaque année comme plusieurs autres espèces. Cependant, il ne migre pas pour rejoindre un habitat chaud, mais plutôt pour rejoindre le froid. En migrant vers le nord, il rejoint un habitat glacé et adéquat à son mode de vie. Cette espèce d’ours passe de plus en plus de temps dans le nord, car le sud du territoire se fait de plus en plus plus chaud et plus difficile.

La fonte de la glace arctique est un vrai défi pour ces ours blancs qui en dépendent pour leur survie. Ce territoire sert de lieux de chasse et reproduction à la population déjà fragile d’ours polaires. Même en interdisant la chasse de cette espèce, son petit nombre d’individus et son territoire toujours de plus en plus petit ne sont pas à son avantage.

D’après la United States Geological Survey (USGS), nous pourrions voir les deux tiers de l’espèce disparaître d’ici 2050. Cette estimation serait basée sur le fait que la fonte de la banquise n’est pas en voie de diminuer.

D’autres chercheurs estiment la disparition de l’espèce d’ici 2100. Bien entendu, il ne s’agit que d’estimations, puisque nous avons encore le temps de mettre en place diverses initiatives visant la conservation de la banquise ou de l’espèce. Demain, il sera peut-être trop tard.

L’ours polaire n’est pas le seul animal ayant exercé une migration anormale. Plusieurs autres espèces se voient forcées de migrer afin de survivre aux changements climatiques et humains.

Animaux effectuant des migrations anormales au Québec

  • Raton laveur (Procyon lotor), arrivé au Saguenay–Lac-Saint-Jean durant des 20 dernières années
  • Cerf de Virginie (Odocoileus virginianus), lui aussi arrivé au Saguenay–Lac-Saint-Jean dans deux dernières décennies
  • Dindon sauvage (Meleagris gallopavo), qui quitte peu à peu les États-Unis pour rejoindre le Québec depuis quelques années à peine
  • Ours noir (Ursus americanus), maintenant présent dans le nord du Québec
  • Renard roux (Vulpes vulpes), présence dans le nord du Québec proche de villages inuits
  • Diverses espèces d’oiseaux et papillons présents dans de nouveaux territoires plus au nord du Québec
  • Opossum de Virginie (Didelphis virginiana), autrefois restreint aux États-Unis, il est maintenant présent au Québec

Le nord devenant plus chaud, ces espèces peuvent librement explorer les nouvelles ressources qui leur sont offertes. Autrefois, ces habitats auraient été trop froids pour ces animaux. Avec le réchauffement climatique, nous verrons de plus en plus d’animaux migrer vers le nord.

Un écosystème est un système qui s’est équilibré au fil du temps. Quand l’humain élimine une espèce ou en introduit une nouvelle, il y a un effet domino qui peut amener plusieurs espèces à l’extinction et détruire l’écosystème pour les années à venir.

Ainsi, le Québec va devoir accueillir de nouvelles espèces animales, ce qui peut être dangereux pour l’écosystème. L’arrivée d’une nouvelle espèce dans un territoire peut bousculer l’écosystème en place de manière systématique. Ceci peut causer des disparitions et surpopulations de certaines espèces.

Cet article représente un véritable cri du coeur du monde animalier. Agissons collectivement pendant qu’il est encore temps. Le temps est sans importance, seul la vie est importante.

Disparition animal climat ampoule

Distribution Revtronik, une entreprise animaliste

L’entreprise Distribution Revtronik croit en la défense des droits des animaux et appuie les efforts des organismes visant à la conservation animale et la lutte contre le réchauffement climatique. Nos articles de blogue vous offrent un contenu intéressant et visant à informer le public sur différents sujets.

Pour acheter de façon éthique, visitez notre boutique en ligne. Vous y trouverez divers produits uniques pour tous vos besoins.

Distribution Revtronik, la révolution du commerce électronique.

logo footer site map